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Une médaille de bronze du CNRS pour Olivier Evrard

Chargé de recherche au CEA et membre du Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE) depuis 2008, Olivier Evrard qui fait partie de l’équipe Géochimie des impacts vient de recevoir la médaille de bronze du CNRS. Une distinction qui l’encourage à poursuivre ses recherches sur l’érosion des sols et la compréhension des transferts de sédiments et de polluants dans les bassins versants et les rivières.

le 1 mars 2016

 Publié mercredi 23 mars 2016

En jeu : une meilleure compréhension des phénomènes de pollution notamment dans le cas d’un accident nucléaire comme celui de Fukushima.



Vous avez travaillé sur la dispersion des sédiments radioactifs par les rivières après la catastrophe de Fukushima. Comment se sont déroulées vos recherches ?

Depuis l’accident en 2011, je suis allé plus d’une dizaine de fois sur le terrain avec une équipe de l’ANR (l’Agence nationale de la recherche) et nos homologues japonais dans le cadre du « projet Flash ». Il s’agit de travailler sur les conséquences environnementales de l’accident de la centrale. Dans notre cas, nous avons étudié le transfert des particules contaminées par la radioactivité en étudiant les sédiments le long des rivières.

 

Qu’avez-vous observé ?

En étudiant le devenir de la contamination radioactive, nous avons constaté que la redistribution de matières polluées vers l’aval a été très importante et très rapide et qu’en même temps la baisse du niveau de radioactivité a également été rapide. Le Japon a pris des mesures pour stabiliser les dépôts radioactifs et éviter leur dispersion en interdisant par exemple les cultures dans les zones impactées.
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Olivier Evrard étudie les sédiments le long des rivières à Fukushima



Quels sont vos projets pour l’avenir ?

Je travaille sur plusieurs projets. L’un d’entre eux porte sur l’envasement des cours d’eau dans la Loire. Par ailleurs, je participe à un programme de recherche en Nouvelle Calédonie pour mieux définir les causes de l’envasement des lagons qui provoque des inondations et la destruction de la barrière de corail.

Comment travaille un chercheur en sciences de l’environnement ?

C’est d’abord un homme de terrain qui observe, réalise des prélèvements, des collectes de données et d’échantillons, établit des cartographies, effectue des mesures en laboratoire, interprète les résultats et les communique. C’est un travail passionnant qui participe aussi à la préservation de l’environnement.

 

Que représente cette médaille de bronze du CNRS pour vous?

La lettre m’annonçant cette médaille de bronze est certainement la plus agréable que j’ai reçue du CNRS ! C’est un encouragement même si je n’en ai pas besoin pour être motivé !   
Informations complémentaires
Chargé de recherche du CEA et membre du Laboratoire des Sciences du climat et de l’environnement (LSCE) depuis 2008, Olivier Evrard fait partie de l’équipe Géochimie des impacts.

Lauréat de la médaille de bronze du CNRS en 2016 pour l’Institut national des sciences de l’Univers, ses sujets de recherche sont les suivants :
  • Érosion des sols et exportation de sédiments vers les rivières
  • Traçage des sédiments et des polluants associés dans les bassins versants et les rivières
  • Traçage des radionucléides absorbés aux sols et sédiments suite à un accident nucléaire

La médaille de bronze du CNRS récompense le premier travail d’un chercheur qui fait de lui un spécialiste de talent dans son domaine. Cette récompense représente un encouragement du CNRS à poursuivre des recherches bien engagées et déjà fécondes.


En savoir plus : 


Contact :

Annelise Gounon-Pesquet, chargée de communication scientifique
annelise.gounon-pesquet@uvsq.fr